Confiance en soi et estime de soi : quelle différence ?
En bref
Anne Surcouf le formule ainsi : « la confiance est un travail de petite souris, quotidien ; l'estime de soi en est le résultat, l'image ». Autrement dit, la confiance se construit par des gestes minuscules et répétés, et l'estime de soi n'est pas un point de départ à conquérir : c'est ce qui reste quand la confiance a été travaillée.
Quelle est la différence entre la confiance en soi et l'estime de soi ?
La confiance est un travail quotidien, fait de petits gestes tenus : oser demander, oser dire non, tenir une décision minuscule. L'estime de soi est l'image qui en résulte, le regard que vous portez sur vous. On ne décide donc pas d'avoir une bonne estime de soi : on la fabrique par le bas.
La conséquence est utile à connaître. Une confiance construite se transporte : elle ne reste pas dans le domaine où vous l'avez gagnée. Quelqu'un qui reprend pied dans son rapport au corps le constate au travail, puis dans ses relations. C'est pour cette raison qu'Anne ne commence pas par le domaine qui fait le plus mal, mais par celui où un premier geste est possible dès cette semaine.
À quoi se voit un manque de confiance ?
Cela se voit dans le corps avant de s'entendre dans les mots : un regard qui fuit, des jambes agitées, une posture avachie ou tenue trop raide, des vêtements qui servent à se cacher. Le corps et la tête ne sont plus d'accord, et c'est visible de l'extérieur.
Un homme accompagné par Anne se cachait dans ses vêtements : des tissus larges, des manches longues en toute saison, rien qui dépasse. Il est revenu après l'été en t-shirt, déchaussé, apaisé. Personne ne lui avait demandé de changer de garde-robe. C'est le rapport à lui-même qui avait bougé, et le corps a suivi tout seul. C'est aussi pour cela que le travail commence par le corps, et non par un discours sur la confiance.
Qu'est-ce qui revient le plus, en séance ?
Quatre choses, presque toujours les mêmes : le rejet, l'abandon, le sentiment de ne pas être assez, l'impression de subir sa vie. Elles ne dépendent pas du statut social. Anne les rencontre aussi bien chez des personnes en difficulté visible que chez des dirigeants qui gèrent des équipes entières.
Ces quatre motifs fabriquent des règles intérieures que personne n'a choisies : ne pas déranger, en faire toujours plus, ne rien demander, accepter ce qui ne convient pas. Ce sont des verrous mentaux, et ils tiennent parce qu'ils ont eu une utilité à un moment donné. Le travail consiste à les repérer, à comprendre à quoi ils ont servi, puis à en desserrer un seul — pas les quatre à la fois.
Pourquoi travailler le rapport à soi avant le couple ou la famille ?
Parce que le couple et la famille sous-tendent presque toutes les demandes, mais que ce qui est abîmé, c'est le rapport à soi. Rééquilibrer la personne rétablit le reste : quand vous cessez de vous effacer, la relation change de forme sans qu'on ait eu besoin de la réformer.
C'est aussi ce qui distingue ce travail d'un coaching de couple. On ne cherche pas à réparer une relation depuis l'extérieur, on remet d'aplomb la personne qui est en face. Le volet relationnel de l'accompagnement est décrit sur la page services, aux côtés de la libération émotionnelle. Et si vous hésitez entre cet accompagnement et un suivi psychologique, la page coach de vie ou psychologue pose la frontière.
Par où commence-t-on concrètement ?
Par un geste tenu, pas par une résolution. Un repas assis, une marche quotidienne, une phrase dite au lieu d'être ravalée, une demande formulée. La première séance sert à choisir ce geste et à en installer une dizaine d'autres, adaptés à votre quotidien plutôt qu'à un programme standard.
Le travail de petite souris n'a rien de spectaculaire, et c'est sa force : un geste minuscule tenu dix jours pèse plus qu'une décision héroïque abandonnée le lendemain. La première séance coûte 75 € et dure de 1h à 1h30, la séance de suivi 90 € pour 2h, sans engagement : le détail est sur la page tarifs. Les retours des personnes accompagnées sont réunis sur la page témoignages.
Prendre rendez-vous
Les rendez-vous se prennent sur la page prendre rendez-vous, au cabinet du 20 rue des Écoles à Paris 5e ou en visioconférence, du lundi au vendredi de 11h à 21h et le samedi de 11h à 19h. Anne Surcouf exerce comme coach de vie à Paris 5e depuis 2025.
Questions fréquentes
- Qu'est-ce que le syndrome de l'imposteur ?
- C'est le sentiment de ne pas mériter sa place, et la peur d'être démasqué, malgré des résultats réels. En séance, il se rattache presque toujours au « ne pas être assez » : on ne travaille pas l'étiquette, on travaille le geste quotidien qui reconstruit la confiance.
- La peur de l'abandon, est-ce la même chose qu'un manque de confiance ?
- Non, mais les deux se tiennent. La peur de l'abandon pousse à s'effacer, à accepter, à ne rien demander — et c'est exactement ce qui empêche la confiance de se construire. On repère d'abord ce que cette peur vous fait faire au quotidien.
- Combien de temps faut-il pour reprendre confiance ?
- Cela dépend de la personne et du geste choisi. Certaines repartent de la première séance avec une amélioration légère mais nette ; d'autres travaillent sur plusieurs mois. Il n'y a ni abonnement ni engagement : le rythme se décide à chaque séance.
- Faut-il voir un coach ou un psychologue pour un manque de confiance ?
- Les deux sont possibles, et parfois les deux ensemble. Si la souffrance psychique domine, un professionnel de santé doit être consulté. Si la demande porte sur des changements concrets à installer dans votre quotidien, un coach est adapté.
- Peut-on travailler la confiance en visioconférence ?
- Oui. Les séances se tiennent au cabinet du 5e arrondissement ou à distance. Le travail sur les gestes du quotidien se poursuit entre les séances, et le suivi entre les séances est inclus dans la séance de suivi à 90 €.