Confiance en soi et estime de soi : quelle différence ?
En bref
Pour Anne Surcouf, la confiance en soi est un travail de petite souris, au quotidien : aller à la rencontre de soi et se connecter à soi, par des gestes minuscules, choisis et répétés. L'estime de soi, c'est l'image, le résultat : ce que l'on obtient lorsqu'on a travaillé la confiance.
Quelle est la différence entre la confiance en soi et l'estime de soi ?
Le but de la confiance en soi : obtenir la certitude d'être suffisamment autonome et de posséder les ressources nécessaires pour s'accomplir et faire des choix présents et futurs équilibrés. La confiance en soi permet un état d'harmonie, un équilibre entre :
- ce que l'on est : s'accepter sans dépendre du regard de l'autre, connaître ses forces et ses limites, se respecter ;
- ce que l'on dit : nommer clairement ses besoins, oser les exprimer, communiquer en restant authentique ;
- ce que l'on pense : expliquer et assumer ses valeurs, s'autoriser à penser différemment, écouter sa voix intérieure ;
- ce que l'on fait : agir en dépit de la peur, sortir de sa zone de confort, oser entreprendre, reconnaître ses capacités à travers ses réussites.
La confiance se travaille au quotidien : chercher qui l'on est au moment présent, se débarrasser des doutes, faire face à soi-même. Plus on se connecte à soi, dans son corps, ses émotions, en société, dans l'intimité, plus on se remplit de soi, plus on est sûr de soi. C'est un travail minutieux : on n'y arrive pas, on essaie encore, on essaie autrement, avec bienveillance. La règle d'or : chaque jour, une petite victoire.
La confiance répond à une question : suis-je capable ? Elle s'appuie sur l'assurance d'agir, d'oser, de faire face dans un domaine, et sur l'expérience, l'entraînement, les compétences. Elle peut fluctuer selon le contexte, mais elle s'apprend et se développe. Ancrée, elle devient un fondement que l'on emmène dans d'autres domaines.
L'estime de soi est du côté de l'être : la valeur que l'on s'accorde, l'efficacité que l'on se reconnaît face à des demandes précises réussies. Elle répond à une autre question : est-ce que je m'aime, est-ce que je me respecte ? C'est une image de soi globale, liée à l'amour-propre. Une estime abîmée est l'image cabossée d'un manque de confiance. Malmenée tôt, ou dans la vie professionnelle, cette image ne se gomme pas d'un coup, même avec des réussites. D'où le travail régulier de la confiance : plus elle est ancrée dans le corps, moins les critiques l'ébranlent. On devient solide de l'intérieur.
Comment perd-on confiance en soi ?
Pour Anne Surcouf, le point de départ est un auto-jugement dépréciateur : « je ne suis pas capable ». Alors on n'ose plus, de peur d'être mal jugé. On en souffre, et la confiance s'en va. Cet auto-jugement naît de moments où l'on n'a pas été sécurisé.
Dans l'enfance : une mère, un père indisponibles ou malheureux, de la violence, des événements qui marquent. À l'âge adulte : un environnement toxique au travail, ou en amitié.
Il se met en place en trois temps. D'abord l'isolement affectif : seul face aux événements, personne pour nous guider. Puis la mise en retrait : on n'essaie plus, on n'entreprend plus, on stoppe son propre développement, même adulte, car c'est en essayant qu'on apprend. La peur du regard des autres et des croyances limitantes s'installent ; on se maltraite. Enfin viennent des échecs vécus, au sport, au chant, à l'école… et, chez l'adulte, des défaites comportementales : ne pas arriver à rendre son projet en temps et en heure, à s'imposer comme leader de son équipe, à être entendu… On les retourne contre soi : c'est l'auto-jugement dépréciateur. Il laisse de la honte, et des situations d'échec qui se reproduisent.
À quoi se voit un manque de confiance ?
Les signes classiques sont connus : un regard qui fuit, des vêtements qui servent à se cacher, un corps qui se replie sur lui-même — en retrait sur sa chaise, enroulé, jambes croisées, mains rentrées. Mais un manque de confiance se voit surtout au comportement : un discours qui tourne en boucle, les mêmes solutions, les mêmes habitudes, toujours le même style.
On reste dans ce qu'on connaît, on ne découvre plus rien.
Un homme accompagné par Anne se cachait dans ses vêtements : tissus larges, manches longues en toute saison, chaussures serrées, rien qui dépassait. Il a accepté de se déchausser en séance. Il est revenu après l'été en t-shirt et en sandales, apaisé. Personne ne lui avait demandé de changer de garde-robe : c'est le rapport à lui-même qui avait bougé, et le corps a suivi tout seul. C'est aussi pour cela que le travail commence par le corps, et non par un discours sur la confiance.
Qu'est-ce qui revient le plus en séance ?
Des blessures. Anne Surcouf les lit à travers une grille, celle des cinq blessures originelles : le rejet, l'abandon, l'humiliation, la trahison, l'injustice. Elles laissent le sentiment de ne pas être assez, de subir sa vie, d'être invisible. Anne les rencontre aussi bien chez des personnes en difficulté manifeste que chez des dirigeants qui gèrent des équipes entières.
Ces blessures fabriquent des règles intérieures que personne n'a choisies : ne pas déranger, en faire toujours plus, ne rien demander, accepter ce qui ne convient pas. Ce sont des verrous mentaux : ils tiennent parce qu'ils ont eu une utilité. Le travail consiste à les repérer, à comprendre à quoi ils ont servi, puis à en desserrer un seul à la fois.
Comment regagne-t-on confiance en soi ?
Par des moments de revalorisation. On liste ses talents, on cherche un domaine où l'on est bon, et l'on s'y appuie. C'est un point de départ, un début d'identité : « au moins, je sais faire ça ». On cesse d'aller chercher la sécurité chez les autres : on se la donne. On n'est plus invisible, on prend de la consistance.
Ensuite, on transfère cette confiance aux autres domaines. On ne commence donc pas par le domaine qui fait le plus mal, mais par celui où un premier geste est possible. La regagner, c'est oser vivre la vie qui nous correspond vraiment ; l'estime de soi remonte avec elle.
L'autre levier consiste à changer de références culturelles. Ce qui est jugé ici ne l'est pas ailleurs : le voir permet de relativiser. Sur la façon dont on se reconstruit, Anne cite Boris Cyrulnik parmi ses auteurs de référence.
Pourquoi travailler le rapport à soi avant le couple ou la famille ?
Parce que le couple et la famille sous-tendent presque toutes les demandes, mais que ce qui est abîmé, c'est le rapport à soi. Rééquilibrer la personne rétablit le reste : quand vous cessez de vous effacer, de vous oublier, la relation change de forme sans qu'on ait eu besoin de la réformer.
Ce travail porte sur vous, pas sur votre couple : on remet d'aplomb la personne que l'on est, ou que l'on souhaite être — c'est soi qu'on regarde, pas l'autre. Si vous hésitez entre un coach et un psychologue, la page coach de vie ou psychologue pose la frontière.
Par où commence-t-on concrètement ?
D'abord en redescendant dans le corps. On reprend contact avec soi au quotidien : ce qu'on boit, comment on mange, comment on dort, ce que l'on sent… Le corps est la page d'écriture de notre être : il a ses besoins, ses limites, ses plaisirs.
C'est en écoutant son corps que l'on reste vivant, et que l'on retrouve ce qu'on aime vraiment, ce dont on a besoin. Coupé de ses sensations, on ne sait plus qui on est.
Vient ensuite un geste tenu : un repas assis, une marche quotidienne, une demande formulée… Ce travail n'a rien de spectaculaire, et c'est sa force : un geste minuscule tenu dix jours vaut plus qu'une résolution.
La première séance, qui sert à choisir ce geste, coûte 75 € et dure de 1h à 1h30, sans engagement : le détail est sur la page tarifs.
Prendre rendez-vous
Les rendez-vous se prennent sur la page prendre rendez-vous ou par téléphone au 06 85 77 60 05, au cabinet du 20 rue des Écoles à Paris 5e ou en visioconférence, du lundi au vendredi de 10h à 21h et le samedi de 11h à 19h. Anne Surcouf exerce comme coach de vie à Paris 5e depuis 2025.
Questions fréquentes
- Qu'est-ce que le syndrome de l'imposteur ?
- C'est le sentiment de ne pas mériter sa place, et la peur d'être démasqué, malgré des résultats réels. En séance, on le rattache au « ne pas être assez » : on ne travaille pas l'étiquette, on travaille le geste quotidien qui reconstruit la confiance.
- La peur de l'abandon, est-ce la même chose qu'un manque de confiance ?
- Non, ce n'est pas la même chose. La peur de l'abandon est la crainte d'être délaissé ; elle prend racine dans l'enfance et se manifeste par le sentiment de ne pas mériter l'amour et la peur de la solitude. Son origine n'est pas celle d'un manque de confiance, mais elle se travaille de la même façon : en se remplissant de soi.
- Combien de temps faut-il pour reprendre confiance ?
- Cela dépend de la personne et du geste choisi. Il n'y a ni abonnement ni engagement : le rythme se décide à chaque séance.
- Faut-il voir un coach ou un psychologue pour un manque de confiance ?
- Les deux sont possibles, et parfois les deux ensemble. Si la souffrance psychique domine, un professionnel de santé doit être consulté. Si la demande porte sur des changements concrets à installer dans votre quotidien, un coach est adapté.
- Peut-on travailler la confiance en visioconférence ?
- Oui. Les séances se tiennent au cabinet du 5e arrondissement ou à distance. Le travail sur les gestes du quotidien se poursuit entre les séances, et l'écoute d'Anne entre les séances est comprise dans la séance de suivi à 85 €.